Projets de territoires

Donc, gardons nous Api in the City comme titre de notre projet ? Le terme City renvoie très certainement à la ville. De ce coté, l’abeille semble bien objet de toutes les attentions, de tous les égards. Tout le monde le dit, les abeilles se portent mieux en ville. On y installe des ruches  sur les toits et on fait du bon miel. Pour les autres, celles qui ne nichent pas sur les toits, on fait des hôtels à insectes. Pour les autres, celles qui nichent pas dans les hôtels à insectes (les 3/4 de nos espèces d’abeilles sont terricoles), je n’ai pas vraiment d’info sur le sujet. Alors laissons donc la City à l’UNAF et après tout, tant mieux !

Tant mieux car ce n’est pas parce que l’abeille « irait » mieux en ville qu’on doit la laisser s’effondrer dans nos campagnes, sur nos autres territoires de vie. C’est dans nos campagnes aujourd’hui que la chimie est pulvérisée sur grande échelle, c’est là aussi qu’on rase encore et encore des haies champêtres, que les champs de colza au printemps et de maïs à la fin d’été s’étendent à n’en plus finir, qu’on tond le gazon même là où c’est pas nécessaire pour faire propre, que les friches industrielles ou autres derniers refuges de vie sauvage sont condamnés à court terme; C’est là aussi qu’on vit. La campagne n’est pas un grand réservoir agricole des villes. La campagne est un lieu de vie, un lieu du vivant et c’est là plus qu’ailleurs peut être aujourd’hui que la transition se met en marche. Et c’est là donc que nous intervenons.

Notre projet devient Api Country.